PROPOSITION D’ÉNERGIE ALTERNATIVE LANCÉE

Un vent de changement souffle sur Inuvik. Les représentants du Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest ont annoncé au conseil municipal le 11 juillet dernier que le Territoire explorait la possibilité d’ajouter une éolienne dans la communauté.

« La technologie pour les éoliennes s’est nettement amélioré en climat froid » à annoncer Wade Carpenter, spécialiste en énergie renouvelable au Ministère des travaux et des services publics, en ajoutant que le projet en est au stade d’exploration.

Le projet proposé permettrait de réduire de 10% la consommation d’Inuvik en diesel en ajoutant une ou deux éoliennes de 2.3 Mégawatts chacune. L‘emplacement pour installer les éoliennes reste à déterminer. Carpenter et Janpeter Lennie-Misgeld, un analyste sénior pour le ministère, ont stipulés que pour être rentable, la vitesse du vent doit être constamment en haut de six mètres par seconde. Le projet coutera entre 20 et 25 millions de dollars et sera entièrement financé par le gouvernement. « Nous aimerions entamer le travail sur le terrain cet été, » annonce Lennie-Misgeld, en expliquant qu’il s’agit d’explorer les emplacements possibles en hélicoptère et conduire des tests au sol.

« L’approvisionnement en énergie est une préoccupation pour le Nord, c’est directement relié au coût de la vie et nous faisons face à plusieurs défis, » annonce le Maire d’Inuvik Jim Mcdonald. « Ce genre de projet est grandement encouragé. » Il a cependant mentionné que ce projet ne baisserait pas nécessairement le coût de la vie dans un futur rapproché, mais il est optimiste que l’installation d’une éolienne ait un impact à long terme. Stephen Baryluk, le maire-adjoint s’est questionné sur une éventuelle extension du projet, mais Carpenter demeure septique en expliquant qu’il faudrait de meilleures technologies de stockage d’électrivité que ce qui est disponible sur le marché. Lennie-Misgeld annonce qu’une demande pour entamer le travail préliminaire serait déposée d’ici la fin de l’été, ce qui en dirait plus sur la faisabilité du projet. « Nous devrions posséder assez d’information d’ici le printemps pour aller de l’avant », en ajoutant que si tout va bien, la construction pourrait débuter en 2018.